De l 'astronomie à l 'écologie
Flash back sur la conférence de Monsieur Hubert Reeves invité par l 'association Inspire le 8 avril 2009 à la bibliothèque de l 'Alcazar à Marseille

L’univers était dense, chaud et très lumineux, puis après le big bang, les galaxies ont commencées à s’éloigner, l’univers à se refroidir et à s’obscurcir de plus en plus…
Alors, qu’est devenu cette lumière mise en évidence en 1948 par un chercheur américain Georges Gamow puis, reconnue officiellement en 1965 par la communauté scientifique internationale ?
Eh bien, cette pâle lumière que nous pouvons observer serait en fait comme un résidu de cette grande luminosité galactique, comme un fossile lumineux !
Merci Hubert de nous faire encore un peu rêver la tête dans les étoiles…
« Patience dans l’azur » est l’un de ses ouvrages fort apprécié qui a marqué toute une génération de lecteurs dans les années 80 sur l’astronomie, pourtant M. Reeves a changé le ton en ce début de 21ème siècle car il n’y a plus de temps à perdre et le scientifique écologiste de nous retracer, en quelques minutes, quelques faits majeurs sur notre odyssée de l’espèce qui risque bien de se terminer plus tôt que prévu…
Donc, revenons sur terre.
Les faits sont là, (cf. conférence de Bonn, janvier 2009), l’homme, s’il n’est pas capable de s’adapter peut bel et bien disparaître de la surface de la terre, marquant ainsi la 6ème extinction d’espèce vivant (la 5ème étant celle des dinosaures).
Bon débarras pourraient s’enthousiasmer mammifères, poissons et autres organismes vivants subissant les effets polluants de l’activité humaine.
« 50 % de nos espèces vivantes seront détruits d’ici la fin du siècle ! ».
Certes, dans l’état actuel des choses, on pourrait se dire que Gaïa se passerait bien des caprices de l’homme; course à l’armement, à la production et à la pollution, rien qui ne respecte le vivant avec les lois de la nature: « c’est comme si nous menions une guerre à la nature. Si nous gagnons, nous sommes perdus ! », se rappelle Hubert Reeves.
« 90 % de l’industrie humaine est responsable du réchauffement planétaire » et ce n’est pas une bande de rigolo écolo qui l’affirme mais le très sérieux GIEC qui réunit plus de 2500 spécialistes parmi les plus éminents sur l’environnement.
Lorsqu’on prend conscience de l’état actuel de notre planète avec : le réchauffement climatique, la fonte des glaces qui s’accélère de plus en plus, l’élévation du niveau de la mer avec les conséquences désastreuses que l’on sait sur les populations humaines et animales, la sécheresse, la faim dans le monde sans parler de notre santé, de plus en plus confrontée aux problèmes de pollutions chimiques dans notre alimentation ; voir l’augmentation des cas de cancer chez les enfants et les personnes âgées beaucoup plus fragiles.
Nous, citoyens du monde, sommes en droit de nous inquiéter pour les génération futures !
Pas de panique, dirons certains, la science est là…oui, mais à quel titre si elle engendre plus de malheur que de bonheur véritable ?
Face à ce terrible paradoxe, nous est-il permis d’être optimiste ou pessimiste ?
Et l’astrophysicien de nommer Jean Monnet qui dans les années 50 disait, loin de tomber dans l’un ou l’autre des cas, affirmait : « Il faut être déterminé ! ».
Déterminé est le maître mot qu’il nous faut retenir pour agir !
« Si l’abeille disparaît, l’homme n’a plus que 4 ans a vivre », nous mettait déjà en garde Albert Einstein.
Et c’est vrai qu’il y a de moins en moins d’abeilles dans les champs et de plus en plus de bouches à nourrir. Alors qu’allons nous faire ?
Le savant en appelle cette fois-çi à l’artiste, citant Woody Allen dans l’une de ses célèbres boutades cinématographiques :
« D’où venons nous ?
Qui sommes nous ?
Où allons nous ?
Qu’allons nous manger ce soir ? »…
Pour la 1ère fois dans l’histoire de l’humanité, conclue Monsieur Reeves, la Nature nous met face à ce challenge mondial : « la population humaine atteindra 9 milliards d’individus d’ici la fin de ce siècle, l’homme sera-t-il capable de vivre ENFIN sur la terre sans la détruire ? ».
Merci Hubert, merci Woody et tout un chacun qui participe au développement durable à commencer dans son assiette.
Alors ce soir, pas de pieds de cochons « Made in China » au repas, mais je prendrai plutôt un bon plat bien bio d’aubergines avec moult céréales et une bonne soupe de légumineuses, sur fond de crème de soja, l’histoire de replonger dans la voie lactée.












